À propos de Gaspé

Ville d'histoire et de culture...

Gaspé est un mot d'origine micmac (Gespeg) qui signifie le bout de la terre. Plus de 15 000 personnes y résident. Son territoire grandiose s'étend sur 1 440 km² et longe 130 km de littoral.

Gaspé a été découvert en 1534 par l'explorateur français Jacques Cartier. Ce dernier y a planté une croix en signe de prise de possession par le roi de France. Ce geste vaut d'ailleurs à Gaspé le titre de berceau du Canada.

Gaspé possède une culture riche et diversifiée. Le tiers de sa population est bilingue.

La nation Micmac de Gespeg est présente sur le territoire de la Ville de Gaspé. La communauté est composée de quelque 700 membres. De ce nombre, 40 % réside à l'extérieur de la municipalité. Contrairement à certaines autres nations autochtones, les Micmacs de Gespeg ne vivent pas dans une réserve, mais bien au sein de la communauté. Ils prennent activement part au développement économique et social de la région. Ils partagent leur culture, dont ils sont très fiers, au site d'interprétation micmac qui se trouve à Pointe-Navarre. Les Micmacs se sont installés en permanence dans la baie de Gaspé au courant du XVIe siècle. Au cours de cette même période, ils entretiennent des liens avec des pêcheurs européens. Pendant sa mission auprès des Micmacs, le récollet Chrestien Le Clercq dresse un tableau réaliste de la vie quotidienne des autochtones. Malgré l'arrivée de nouveaux produits et des influences étrangères qui font leur apparition, les Micmacs conservent leurs valeurs et leur mode de vie traditionnel en vivant en étroite relation avec la nature qui les entoure. À Gespeg, l'histoire des Micmacs se poursuit et les traditions sont respectées.

À la présence micmac et francophone s'ajoute celle anglophone. En 1765, au lendemain de la guerre de la Conquête, des officiers et soldats britanniques licenciés acquièrent gratuitement des terres à Gaspé et en 1784, quelque 315 Loyalistes les rejoignent.

L'arrivée d'anglophones à Gaspé coïncide avec la naissance d'empires halieutiques. En 1833, John LeBoutillier se lance dans l'exploitation de la morue, une ressource abondante dans la baie de Gaspé. En 1838, la LeBoutillier Brothers (à ne pas confondre avec John LeBoutillier) vient modifier le paysage des entreprises maritimes. Cette compagnie devient, au milieu du 19e siècle, la principale entreprise exportatrice de morue séchée en Gaspésie, après la Charles Robin and Co.

Un manoir en l'honneur de l'homme d'affaires John LeBoutillier, le Manoir LeBoutillier, est un des attraits les plus populaires de la région. Quant à l'histoire des Robin, Hyman et autres, elle est brillamment racontée au parc national Forillon.

La pêche est omniprésente dans l'histoire de la Gaspésie, notamment dans celle de Gaspé, où de nombreuses compagnies s'y sont installées dans le passé. Encore de nos jours, de nombreuses communautés vivent de cette industrie, particulièrement Rivière-au-Renard, nommée la capitale des pêches.

Au parc national Forillon, une place de premier plan est accordée à l'histoire de la pêche.  Pour en savoir plus sur les récits qui y sont racontés, consultez le site :
http://www.pc.gc.ca/pn-np/qc/forillon/natcul/natcul2_F.asp

Développement et transports

Gaspé a innové à plusieurs niveaux. En 1804, on ouvre à Gaspé le premier relais de poste de la Gaspésie, alors qu'il en existe seulement quatre dans tout le Bas-Canada. Aussi, entre 1861 et 1866, le port de Gaspé obtient le statut de port franc, c'est à dire qu'aucun montant de douane n'est chargé pour la marchandise qui entre au pays par ce port. Entre 40 et 50 navires européens s'y arrêtent chaque année et la population vit principalement des activités liées à leur passage. En 1862, le consulat italien s'installe à Gaspé, puis ceux des États-Unis, du Brésil, du Portugal et de la Norvège. Le 9 décembre 1873, Gaspé est érigée en municipalité.

Fraîchement rénové, le port est rejoint par le rail en 1911. Cinquante ans plus tard, le port de mer est un carrefour de transit de marchandises important, alors que la Canadian International Paper (CIP) en fait son centre d'expédition de bois à pâte et que la Gaspé Copper Mines l'utilise pour expédier ses anodes de cuivre. L'élite gaspésienne veut alors faire de Gaspé un port international, notamment parce qu'il peut rester ouvert à l'année et servir d'abri pour les flottes. Le rêve ne se réalise toutefois jamais : les ports de Montréal et Halifax supplantent rapidement les activités de Gaspé.

L'histoire de Gaspé est également marquée des premiers balbutiements de l'aviation moderne, lorsque le comte Jacques de Lesseps obtient le mandat du gouvernement québécois d'effectuer la cartographie aérienne de la forêt gaspésienne. Le pilote installe une première base de pilotage dans la baie de Gaspé en 1926 pour répondre aux attentes de Québec. Le 18 octobre 1927, de Lesseps connaît toutefois une fin tragique dans le fleuve Saint-Laurent. Par respect de ses dernières volontés, son corps est inhumé au cimetière de Gaspé.

Comme bien d'autres régions du Québec, Gaspé fut fortement influencée par les communautés religieuses. Le diocèse de Gaspé est érigé en 1922 et le premier évêque, Mgr François-Xavier Ross, fut un personnage important du développement social de Gaspé. Plusieurs congrégations religieuses ont aussi façonné le développement de la municipalité, notamment les Sœurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire, les Ursulines, les Jésuites et les Sœurs de la congrégation de Sainte-Marthe.

Le golfe Saint-Laurent étant un endroit stratégique pour l'invasion ennemie (la présence de sous-marins allemands y ayant déjà été prouvée dès 1941), Gaspé devint un endroit stratégique pour la Défense Nationale. Une base navale de 3 000 hommes est installée à Sandy Beach avec pour mission de patrouiller le golfe. Des forts stratégiques sont parsemés sur le territoire et des vestiges de cette époque existent toujours, dont les galeries de Fort Péninsule, à l'entrée du Parc Forillon, la base navale Fort Ramsay de Sandy Beach et les batteries côtières de Cap-aux-Os et Fort-Prével.

La fusion et la création de Forillon

Le 24 décembre 1970, la fusion unilatérale de 12 localités est décrétée par Québec, créant ainsi, de l'Anse-à-Valleau à Fort Prével, l'une des villes nord-américaines les plus étendues.

La création du Parc National Forillon par Ottawa en 1971 fut sans aucun doute l'une des pages les plus marquantes de l'histoire de Gaspé. Reconnaissant la beauté et la splendeur de la presqu'île de Forillon, le gouvernement fédéral autorise de nombreuses expropriations pour protéger ce lieu symbolique. Cette vague majeure d'expropriations doit libérer 23 900 hectares de terres, rayer de la carte 350 propriétés construites et 1690 propriétés boisées.

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