Communiqués de presse

La Ville de Gaspé a déposé aujourd’hui un mémoire dans le cadre des consultations particulières menées à l’Assemblée nationale du Québec sur le projet de loi 106 sur la transition énergétique, qui inclut également un volet régissant les hydrocarbures au Québec. La Ville de Gaspé, qui était la seule municipalité invitée à se prononcer dans le cadre de ces consultations, a déposé un mémoire contenant 12 recommandations différentes pour la bonification du projet de loi. Ces recommandations touchent, entre autres, l’avenir du secteur éolien, la protection de l’eau potable, les pouvoirs municipaux d’aménagement du territoire en regard des hydrocarbures et le cadre réglementaire régissant l’industrie des hydrocarbures. La Ville de Gaspé espère maintenant que le gouvernement du Québec sera à l’écoute et bonifiera son projet de loi pour tenir compte des propositions soumises.

« Nous sommes heureux d’avoir l’occasion de parler directement au ministre responsable du projet de loi 106  et aux parlementaires afin de leur transmettre diverses préoccupations que nous avons suite à la lecture du projet de loi. La Ville de Gaspé a effectué un travail rigoureux afin de présenter des bonifications au projet de loi qui permettront un développement plus harmonieux de cette industrie en respect des populations locales et des autres activités économiques présentes sur le territoire. L’octroi de pouvoirs aux municipalités en matière d’aménagement du territoire pour cette industrie est le point central de nos revendications, à l’instar de l’Union des municipalités du Québec qui s’est présentée également devant les parlementaires de l’Assemblée nationale » précise le maire de Gaspé, Daniel Côté.

« La Ville de Gaspé préfère que soit adopté un projet de loi bonifié plutôt que le gouvernement le retire comme plusieurs l’ont manifesté. Le retrait du projet de loi signifierait que le développement qui se fait actuellement sur le territoire de la municipalité pourrait se continuer sous l'ancien cadre législatif, qui est nettement insuffisant, digne du Far West comme le disait le ministre Arcand » rappelle le maire de Gaspé.

« L’une des victoires obtenues par la Ville de Gaspé est l’inclusion du processus de BAPE avant toute mise en exploitation d’un projet d’hydrocarbures. Si le projet de loi est retiré, nous serons de retour à la case départ et les projets en cours sur le territoire n’auront pas l’encadrement législatif resserré prévu dans le projet de loi 106 et le BAPE serait alors compromis. Nous considérons que le projet de loi 106 ne va pas assez loin, et c’est pourquoi nous proposons diverses améliorations qui nous l’espérons, permettront aux parlementaires de bonifier le projet de loi, puisque ce sont eux, qui, en bout de ligne, décideront des amendements qui seront apportés au projet de loi et des règles qui régiront cette industrie » mentionne le maire Côté.

« Nous aimerions que le gouvernement confirme dès maintenant que le BAPE se penchera sur le développement pétrolier à Haldimand avant toute autre étape significative du projet, et ce, même si le processus d’adoption du projet de loi venait à être retardé. Nous croyons que les forages déjà effectués dans ce secteur l’ont été sans encadrement législatif adéquat et nous sommes en droit de s’attendre à ce que des études plus poussées soient effectuées, avant toute autre étape sur ce projet » réclame le maire Côté.

La Ville de Gaspé désire notamment que le gouvernement clarifie le statut juridique de la baie de Gaspé et confirme un moratoire sur toute opération de forage en mer ou à partir du milieu terrestre qui toucherait à cette dernière. Elle veut également que soit retiré le pouvoir d’expropriation aux compagnies privées et que ce pouvoir demeure sous la responsabilité du gouvernement dans des cas exceptionnels où seul l’intérêt public servira de guide. Ensuite, elle a également demandé des améliorations au RPEP et un resserrement des règles entourant la fracturation, et une différenciation entre les règles régissant le développement des hydrocarbures en milieu habité et extrêmement sensible (tel que défini dans les ÉES) comme Haldimand versus les territoires non habités ou moins sensibles. Finalement, la Ville de Gaspé demande au gouvernement de clarifier ses intentions en matière de redevances pour le milieu et contribue à la maximisation des retombées économiques dans le milieu, notamment en favorisant l’expertise locale par la mise en place d’un technocentre des hydrocarbures.

« Puisque le projet de loi inclut également un volet sur la transition énergétique, nous avons réitéré l’importance de soutenir à court, moyen et long terme l’industrie éolienne. Pour ce faire, nous croyons en la nécessité que le gouvernement mette en place un véritable plan d’action pour assurer la pérennité des emplois manufacturiers et de l’expertise développée au fil des années dans cette filière. Nous croyons également que le nouvel organisme Transition Énergétique Québec pourrait être l’instance-conseil en matière d’approvisionnement énergétique qui tiendrait compte à la fois du coût de l’énergie, de ses objectifs en matière de réduction des GES et des retombées économiques au Québec » a conclu le maire de Gaspé.

Le mémoire de la Ville de Gaspé peut être téléchargé en suivant ce lien :

La Ville de Gaspé a octroyé le 15 août à l’occasion de son conseil municipal, deux mandats dans le but de documenter et d’élaborer un projet d’amélioration de ses services aéroportuaires offerts à l’aéroport Michel-Pouliot de Gaspé. Les deux mandats viseront à documenter les difficultés rencontrées actuellement à l’aéroport de Gaspé, les caractéristiques techniques requises et les avantages procurés par un prolongement de la piste actuelle à 6 000 pieds. Le résultat de ces analyses servira à déposer un projet au Programme d'aide aux immobilisations aéroportuaires du gouvernement du Canada.

« Aujourd’hui, la Ville de Gaspé annonce son intention d’améliorer les services aéroportuaires à son aéroport municipal. Les mandats octroyés nous permettront de déterminer les coûts liés à un prolongement de la piste de l’aéroport et à l’installation d’un système d’approche GPS LPV. Nous entamons ces démarches d’abord parce qu’il faut assurer à nos passagers un taux d’atterrissage plus élevé et avoir les plus hauts standards sécuritaires possible. De plus, nous devons nous adapter au nouvel avion-ambulance de type Challenger du gouvernement du Québec qui nécessite une piste plus grande pour atterrir dans toutes les conditions climatiques » mentionne le maire de Gaspé, Daniel Côté.

L’intention de la Ville de Gaspé de documenter un tel projet et de le déposer au gouvernement du Canada s’inscrit également en prévision du Sommet sur le transport aérien régional que compte tenir le gouvernement du Québec dans les prochains mois. 

« La Ville de Gaspé aura des éléments supplémentaires pour étoffer ses arguments lors de ce sommet du gouvernement du Québec. Nous participerons activement aux démarches gouvernementales dans le but de faire valoir l’importance capitale que revêt le transport aérien pour les régions, et en particulier la région gaspésienne. L’intention de la Ville de Gaspé est d’améliorer sa desserte aérienne dans une optique de complémentarité avec les autres aéroports de la région et avec les autres modes de transports existants sur le territoire » a conclu le maire de Gaspé, Daniel Côté.

La Ville de Gaspé profite du passage à Gaspé du ministre de la Culture et des Communications, monsieur Luc Fortin, dans le cadre des consultations publiques sur le renouvellement de la politique culturelle, afin de déposer un mémoire regroupant 13 recommandations touchant aux enjeux culturels en lien avec le monde municipal et le contexte particulier des municipalités en régions périphériques. La Ville de Gaspé croit important de participer à ces exercices qui influeront pour les années à venir les orientations prises par le ministère quant au développement de la culture partout au Québec.

« Nous remercions le ministère de la Culture et des Communications de s’arrêter à Gaspé pour consulter le milieu culturel quant aux orientations que devrait comporter la nouvelle politique culturelle du Québec. Nous accueillons également le ministre Luc Fortin afin qu’il puisse réaliser les beaux aménagements qui ont été faits à Gaspé dans les dernières années au niveau culturel, notamment la Salle de spectacles de Gaspé, les rénovations au Musée de la Gaspésie et le projet Gaspé, Berceau du Canada. Gaspé est un centre culturel important dans la région de la Gaspésie et je suis très heureux d’accueillir dans notre ville toutes les personnes qui viendront soumettre leurs commentaires pour ces consultations publiques importantes » a mentionné le maire de Gaspé, Daniel Côté.

« La Ville de Gaspé compte faire valoir, lors de ces consultations, le rôle des municipalités dans l’offre d’une programmation culturelle variée pour tous les citoyens du territoire. Acteur de premier plan dans l’organisation des services de loisirs et de culture sur son territoire, la municipalité se doit d’être accompagnée par le ministère afin d’assurer un accès démocratique aux infrastructures, aux artistes et aux créateurs qui forment l’écosystème culturel. Cet appui se doit de tenir compte des notions d’occupation du territoire et de développement durable afin que chaque citoyen ait accès à des services culturels à proximité de son milieu de vie. Nous croyons également que les municipalités doivent avoir plus d’autonomie dans le choix des actions à prioriser dans les ententes de développement culturel. Enfin, nous croyons qu’un maillage des ressources entre le milieu scolaire et le milieu municipal est primordial et que le ministère devrait mettre plus de ressources à la disposition des établissements scolaires et des municipalités pour encourager ce genre d’initiative » a conclu le maire de Gaspé, Daniel Côté.

Le mémoire de la Ville de Gaspé sera disponible sur le site internet quelques jours après le témoignage de la Ville de Gaspé dans le cadre de la consultation publique qui se tiendra le mardi 16 août à Gaspé.

La Ville de Gaspé et la Corporation Gaspé, Berceau du Canada, en présence de plusieurs dignitaires, a effectué ce 24 juillet 2016, l’inauguration officielle du site historique Gaspé, Berceau du Canada. Ce projet majeur réalisé entre 2012 et 2016 est maintenant terminé et aura nécessité la contribution de plusieurs partenaires. L’achèvement de ce rêve né au début des années 2000 ayant pour but de redonner accès aux citoyens de Gaspé au quai historique de la Pointe O’Hara donne maintenant à la population de Gaspé un site magnifique. Lieu emblématique qui a vu nombre d’évènements significatifs s’y dérouler, la Pointe O’Hara fut longtemps un haut lieu de commerce du vieux Gaspé. Ayant nécessité des investissements de près de 17M$ de la part du ministère des Transports du Québec (7M$), de Développement économique Canada pour les régions du Québec (6,7M$), de la Ville de Gaspé (1,7M$) et de Tourisme Québec (1,2M$), le projet fût achevé en 2016. 

« Aujourd'hui, marque l’aboutissement de centaines, voire de milliers d’heures d’acharnement au travail de bénévoles, d’employés municipaux, d’entrepreneurs et de chargés de projets divers. Je suis très fier de maintenant dire : mission accomplie! Ce projet redonne accès aux citoyens et citoyennes de Gaspé à la pointe O’Hara, un lieu historique majeur de notre municipalité. Il deviendra également un incontournable touristique du centre-ville qui générera plusieurs nuitées supplémentaires et des retombées économiques intéressantes. Nous souhaitons voir ce lieu devenir un véritable carrefour de rassemblement pour la population et nous souhaitons qu’elle s’approprie ce lieu pour y effectuer une panoplie d’activités. Déjà, nous pouvons voir que c’est un endroit apprécié et utilisé par plusieurs organismes et citoyens de la municipalité » mentionne le maire de Gaspé, Daniel Côté.

« Le 150e anniversaire de la Confédération du Canada donnera aux Canadiens et Canadiennes une occasion unique de célébrer la richesse des lieux marquants pour toutes les collectivités, de célébrer nos valeurs communes, de façon à en faire profiter nos enfants et nos petits-enfants. Les endroits comme le Berceau du Canada renforcent la vitalité et stimulent l’activité économique et le dynamisme de nos collectivités. C’est aussi en ces lieux qu’on peut mieux découvrir les multiples cultures qui donnent vie à notre pays et les présenter au monde » a indiqué, de son côté, l’honorable Diane Lebouthillier, ministre du Revenu national.

« Aujourd’hui est un grand jour, car on retrouve un peu ce qu’était le vieux Gaspé a une certaine époque, et je tiens à remercier tous ceux qui ont cru et donner leur précieux temps pour la réalisation de ce projet! La population de Gaspé peut être fière de trouver un tel site public et patrimonial au centre de sa ville » s’est exprimé le président fondateur de la Corporation Gaspé, Berceau du Canada, monsieur Fabien Sinnett.

La Ville de Gaspé tient à remercier tous les partenaires financiers du projet, toutes les personnes ayant contribué de près ou de loin à ce magnifique projet et tous les dignitaires qui se sont déplacés pour cette journée d’inauguration!

La Ville de Gaspé annonce qu’elle retirera les blocs de béton qui avaient été mis en place aux plages de Douglastown, Haldimand et Boom Defense pour l’été 2016. Suite à des plaintes de plusieurs citoyens qui voulaient garder un accès pour leurs activités de pêche ou autres et suite à des discussions au sein du conseil municipal, la Ville de Gaspé a pris la décision de retirer les blocs pour l’été 2016, et de rediscuter de cette problématique à l’automne afin d’en venir à une solution plus consensuelle qui permettra, si possible, de concilier les intérêts du plus grand nombre tout en préservant l’intégrité de ces lieux fragiles au niveau environnemental.

Rappelons que la Ville de Gaspé a installé la semaine dernière des blocs de béton empêchant les véhicules d’accéder aux 3 plages mentionnées ci-dessus, suite à de nombreuses plaintes citoyennes et suite à des discussions avec le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. Après avoir retiré les blocs à Douglastown et renoncé à bloquer complètement l’accès à la plage de Haldimand pour les véhicules, la Ville de Gaspé a décidé aujourd’hui de retirer également les blocs de béton qui avaient été installés à Boom Defense.

Le conseil municipal discutera de cet enjeu prochainement et décidera de la suite des choses pour les prochains mois en prévision de l’été 2017.

La Ville de Gaspé se réjouit de faire partie du club sélect de 16 municipalités sur plus de 1 100 au Québec qui ont été désignées comme zones industrialo-portuaires. Cette désignation permettra à nos trois parcs industriels et à nos 2 principaux ports de mer du territoire de bénéficier d’un plan de développement et d’enveloppes budgétaires spéciales du gouvernement du Québec pour attirer de nouveaux investissements publics et privés.

« C’est un grand jour pour Gaspé. La proactivité de notre ville en termes de développement économique, après des mois de démarchage, porte ses fruits et nous nous en réjouissons. La zone industrialo-portuaire, c’est non seulement un statut et une vitrine exceptionnelle qui nous démarquera au Québec et dans le monde, mais c’est aussi l’accès à des enveloppes d’un demi-milliard$ d’ici 5 ans, des enveloppes auxquelles nos industriels et nos institutions ont désormais accès à partir d’aujourd’hui. Infrastructures publiques et privées, démarrage et développement d’entreprises, logistique, transport, et j’en passe : nous avons désormais accès à ce support exceptionnel, et je vous assure que Gaspé, avec son dynamisme et sa proactivité, en profitera pleinement », affirme le maire de Gaspé, Daniel Côté.

Un comité d’action stratégique

« Le gouvernement du Québec prévoit un comité local interministériel constitué des ministères québécois pertinents en plus de la MRC et de la municipalité locale où se déploie la zone industrialo-portuaire. La Ville de Gaspé veut cependant élargir le nombre de partenaires impliqués dans la démarche en créant également un comité d’action stratégique qui aura pour mandat d’épauler la municipalité dans ses démarches à l’égard de cette zone industrialo-portuaire. J’inviterai donc des acteurs locaux du développement à y siéger et à contribuer pour faire de cette zone un moteur de développement économique important pour la municipalité. Je suis confiant qu’avec les outils disponibles, nous réussirons à positionner avantageusement nos ports pour qu’ils génèrent d’importantes retombées en matière d’emplois et de création de richesse » a ajouté le maire de Gaspé.

Des projets déjà en cours

« Plusieurs projets sont déjà sur la table ou sont en train de se concrétiser. Nous aurons peut-être la chance d’être alimentés bientôt par le gaz naturel si le projet des compagnies TUGLIQ et Pétrolia se concrétise : il s’agira d’un avantage comparatif important pour notre port. De plus, nous savons que notre usine de pâles, en visant les marchés internationaux, aura besoin d’un accès au port de mer pour être compétitive. Du côté de Rivière-au-Renard, plusieurs entreprises s’activent pour faire reconnaître le pôle majeur de services aux pêcheurs maritimes que constitue le parc industriel de Rivière-au-Renard et des acteurs du milieu travaillent à nos côtés pour redynamiser ce parc. D’autres projets sont également dans nos cartons et nous travaillons activement avec les promoteurs pour les faire avancer. Gaspé est définitivement en mode développement » se réjouit le maire Côté.

Des défis à relever

« Il reste néanmoins des défis qu’il nous faut relever. Notre éloignement des marchés reste toujours un défi, ce qui fait en sorte que l’accès au chemin de fer demeure une grande priorité pour assurer un accès à tous les modes de transport nécessaire au développement d’une véritable zone industrialo-portuaire compétitive. Nous sommes confiants que la démarche qui débute aujourd’hui pourra convaincre le gouvernement du Québec du potentiel extraordinaire de Gaspé pour la création de richesse et que ce potentiel extraordinaire ne pourra être atteint de façon optimale que si le train de marchandises est accessible pour nos industriels » explique le maire Côté.

La Ville de Gaspé invitera dans les prochaines semaines des partenaires locaux afin de faire le point sur cette annonce importante qui marque le début d’une nouvelle démarche de concertation locale pour optimiser les retombées économiques de nos parcs industriels et nos ports de mer.

Après avoir salué le dernier rapport rendu public dans le cadre des Évaluations environnementales stratégiques (ÉES) du gouvernement, la Ville de Gaspé estime que le gouvernement s’est rangé aux arguments de la Ville de Gaspé et de plusieurs autres organisations en assujettissant tout futur projet d’exploitation d’hydrocarbures au processus d’évaluation et d’examen des impacts sur l’environnement, qui mène habituellement à un BAPE. La Ville de Gaspé compte toutefois faire valoir l’importance de prévoir des retombées économiques locales, notamment par la mise en place d’une expertise locale et régionale qui pourrait se développer au sein d’un technocentre des hydrocarbures.  Enfin, la Ville de Gaspé continue d’appuyer la demande historique de l’Union des municipalités du Québec pour que les municipalités aillent plus de pouvoirs dans la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme (L.A.U.) pour régir ce développement sur leur territoire, ce qui ne figure pas au projet de loi actuel, mais pourrait faire partie du processus de révision qu’a enclenché le gouvernement quant à la L.A.U.

BAPE, suivis environnementaux et acceptabilité sociale

« Le projet de loi sur les hydrocarbures nous donne enfin des outils pour espérer une meilleure acceptabilité sociale des projets : le processus de BAPE pourrait être requis pour les projets d’hydrocarbures, comme il l’est pour les projets d’énergie verte comme l’éolien. C’est en effet ce que prévoit le gouvernement dans les articles 246 à 249 du projet de loi. Il s’agit d’une demande qui fait consensus à Gaspé et que la Ville porte depuis longtemps. Nous avons donc le sentiment que nos efforts des dernières années ont porté fruit et que le gouvernement du Québec nous a écoutés et a suivi les recommandations incluses aux ÉES. D’autres points positifs sont prévus dans le projet de loi, il y a plus d’exigences quant à la fermeture des puits, ce qui est un pas en avant. Aussi, le ministre imposera la présence de comités de suivi lorsque des activités d’exploration seront entreprises, comme ce qui a été mis en place du côté de Haldimand et qui agit comme canal de communication entre l’industrie, les citoyens et les instances gouvernementales » mentionne le maire Côté.

Pouvoirs municipaux

« Contrairement aux demandes historiques de l’UMQ et à ce qui émanait des ÉES, non seulement l’article 246 de la Loi sur l’Aménagement et l’Urbanisme (L.A.U.) est maintenu, mais il est renforcé (art. 203 du projet de loi). Cet article a pour effet d’empêcher les municipalités d’utiliser leur pouvoir de zonage quand on parle d’hydrocarbures. Nous sommes d’avis que dans un esprit d’autonomie des municipalités et selon le principe de subsidiarité, les municipalités devraient avoir leur mot à dire pour tout type de développement sur leur territoire. Nous continuerons donc à appuyer cette demande du monde municipal et nous continuerons de plaider ces éléments dans le cadre du processus de révision de la L.A.U. qu’a aussi entrepris le gouvernement », ajoute le maire de Gaspé, Daniel Côté.

Retombées économiques et expertise locale

« Dans le projet de loi, il semble y avoir une légère ouverture à des redevances au milieu, notamment pour prévoir ‘’l’après-pétrole’’, lorsque la ressource sera épuisée, afin de prévoir ce qu’on appelle la ‘’transition énergétique’’. Nous souhaitons que ces éléments soient précisés rapidement. Aussi, notre milieu travaille depuis plusieurs mois sur un projet de technocentre des hydrocarbures et ce projet a retenu l’attention favorable des ÉES. Nous souhaitons que le gouvernement se positionne clairement pour favoriser le développement de l’expertise locale et régionale dans le cadre du déploiement de cette industrie en appuyant cette initiative porteuse pour notre milieu », précise le maire.

« Dans l’ensemble, la Ville de Gaspé est donc satisfaite que le gouvernement se soit rangé aux arguments de plusieurs intervenants qui souhaitaient une Loi sur les hydrocarbures qui précise et modernise le cadre légal applicable à cette industrie. Nous croyons que certains pas en avant ont enfin été réalisés. Le processus de BAPE aidera grandement à l’acceptabilité sociale des projets d’hydrocarbures. Nous continuerons cependant à réclamer plus de pouvoirs dans la Loi sur l’Aménagement et l’Urbanisme pour encadrer cette industrie au même titre que n’importe quelle autre industrie. Nous continuerons également à travailler avec le gouvernement pour s’assurer que les retombées économiques locales et régionales soient maximisées, tout comme le développement et le déploiement de l’expertise locale via un technocentre des hydrocarbures » conclut le maire de Gaspé.

Après avoir remporté il y a quelques semaines un prix majeur lors des Assises de l’Union des municipalités du Québec, la Charte des paysages de la Ville de Gaspé a remporté un autre prix d’envergure au Mérite municipal du ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT). En effet, le projet a été retenu dans la catégorie Municipalité et développement durable pour les municipalités de 25 000 habitants et moins. Une reconnaissance de plus qui s’ajoute pour cette démarche unique et innovante qui saura certainement inspirer plusieurs autres municipalités du Québec.

« Ce prix, l’un des plus prestigieux offert aux municipalités du Québec, s’ajoute à celui reçu lors des Assises de l’Union des municipalités du Québec. Il témoigne de la qualité de la démarche entreprise par la municipalité pour préserver sa plus précieuse des ressources naturelles : ses paysages. Parmi les éléments qui ont fait en sorte que Gaspé se démarque encore une fois à l’échelle provinciale, notons le caractère innovant et fort participatif de la démarche, qui a impliqué les citoyens dans un concours-photos, qui a impliqué plusieurs partenaires socioéconomiques et touristiques, qui a reçu le support de sommités universitaires en architectures du paysage et qui a été appuyé par la Chaire des paysages de l’UNESCO. Le fait qu’il s’agissait de la première charte des paysages à être intégrée légalement à un plan d’urbanisme municipal est aussi exceptionnel et unique au Québec, en plus d’être exportable vers d’autres municipalités », mentionne le maire de Gaspé, Daniel Côté.

« Je tiens encore une fois à féliciter toute l’équipe municipale ayant travaillé à cette démarche ainsi que tous les partenaires qui s’y sont impliqués et la population qui a participé via les consultations publiques ou le concours photo organisé pour l’occasion », a mentionné le maire Côté.

Les prix Mérite municipal du MAMOT visent à rendre hommage aux personnes et aux organismes, ainsi qu'aux municipalités, qui ont contribué de façon exceptionnelle au mieux-être et au développement de leur communauté. Les prix ont été remis à l’Assemblée nationale lors d’une cérémonie qui s’est tenue le vendredi 3 juin 2016.

« Nous sommes extrêmement fier que notre démarche récolte tous ces honneurs. La Charte des paysages est maintenant appelée à évoluer et nous invitons la population à s’approprier cet outil qui sera fort utile pour l’aménagement de notre territoire dans le respect des paysages dont nous sommes si fiers » a conclu le maire de Gaspé, Daniel Côté.

La Ville de Gaspé et le maire Daniel Côté sont satisfaits du rapport des évaluations environnementales stratégiques sur la filière des hydrocarbures déposé par le gouvernement du Québec le 30 mai dernier. En effet, le rapport qui fait suite aux consultations publiques au sujet de la filière des hydrocarbures dresse un portrait exhaustif des enjeux liés à cette filière. Surtout, le rapport va dans le même sens que le mémoire déposé par la Ville de Gaspé au gouvernement du Québec en janvier dernier. Le maire Daniel Côté considère maintenant que le gouvernement possède tous les arguments nécessaires pour moderniser le cadre législatif et de faire suite à la demande de la Ville de Gaspé de mandater le bureau d’audience publique en Environnement avant toute autre étape significative du développement pétrolier à Haldimand.

« Nous sommes satisfaits des éléments contenus dans le volumineux rapport de l’ÉES. La Ville de Gaspé avait formulé 9 recommandations dans son mémoire et nous sommes heureux de constater que ces recommandations ont été entendues et comprises dans les constats établis par l’ÉES et plusieurs de ses recommandations » déclare le maire de Gaspé, Daniel Côté.

UN MEILLEUR ENCADREMENT LÉGAL ET UN POUVOIR ACCRU DES MUNICIPALITÉS

La Ville de Gaspé est heureuse de constater que ses demandes pour un meilleur encadrement légal et des pouvoirs accrus des municipalités ont trouvé écho auprès des autorités.

En effet, le rapport recommande que les instances locales et régionales devraient « déterminer quels sont les territoires compatibles, les affectations du sol et la réglementation qui permettent d’accueillir des projets de mise en valeur des hydrocarbures » et « de convenir […] des mesures pour l’utilisation des infrastructures municipales telles que le réseau d’eau potable, le réseau routier ou les sites d’enfouissement pour les boues de forage ». Rappelons que la Ville de Gaspé recommandait pour sa part d’octroyer des pouvoirs aux municipalités en cette matière, notamment en termes d’aménagement du territoire.

Enfin, le rapport recommande que tout projet d’exploitation soit assujetti au processus d’évaluation et d’examen des impacts sur l’environnement, soit le processus menant à un examen du BAPE. « Cette recommandation, si elle était mise de l’avant par le gouvernement, assurerait que le projet Haldimand soit soumis au BAPE avant son éventuelle mise en exploitation, s’il y a lieu. Il s’agirait d’un gain important pour nous et nous demandons au gouvernement d’aller de l’avant avec cette recommandation », ajoute le maire de Gaspé.

DE MEILLEURES RETOMBÉES ÉCONOMIQUES

La Ville de Gaspé se réjouit également que le rapport identifie la nécessité de maximiser pour les communautés locales les retombées d’une éventuelle exploitation des hydrocarbures. Le document cite en exemple l’initiative de plusieurs partenaires et de la Ville de Gaspé de mettre en place un technocentre des hydrocarbures. Il fait également la recommandation d’appuyer le développement d’une expertise locale et nous croyons que ce modèle du technocentre des hydrocarbures devrait être privilégié, puisque le technocentre éolien a démontré le succès d’une telle organisation dans une région comme la nôtre.

« Le rapport prend en compte le besoin des communautés locales de bénéficier de plus grandes retombées économiques lorsque se développe une industrie comme celle des hydrocarbures qui, par définition, ne sera là que pour un temps donné. L’importance d’utiliser ces retombées soit par un transfert direct aux municipalités ou d’un fonds de développement et de diversification économique régionale pour diversifier l’économie du milieu et afin d’assurer une équité intergénérationnelle est également citée dans le rapport. Nous sommes donc très satisfaits à cet égard puisque, c’est exactement l’une de nos recommandations » mentionne le maire de Gaspé, Daniel Côté.

« Nous saluons le travail effectué par les experts dans cette ÉES. Nous demandons au gouvernement de mettre en place les recommandations du rapport et nous offrons notre entière collaboration pour la réalisation de cet important chantier pour la province. Nous réitérons également l’importance de tenir un BAPE sur le projet Haldimand avant toute autre étape importante dans le projet » a conclu le maire de Gaspé, Daniel Côté.