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Rapport financier 2025 de la ville de gaspé : Une gestion rigoureuse et transparente dans un contexte exceptionnel

2 juin 2026

La Ville de Gaspé présente aujourd’hui le sommaire de son rapport financier pour l’exercice terminé le 31 décembre 2025. Bien que l’administration municipale enregistre un excédent de fonctionnement à des fins fiscales de 4 338 288 $, l’analyse approfondie des résultats démontre que cet excédent comptable est largement tributaire de revenus uniques non récurrents et de facteurs conjoncturels. En isolant ces éléments exceptionnels et les affectations de l’exercice, l’excédent net réel ajusté de l’exercice s’établit plutôt à environ 2,3 M$.

L’analyse des résultats démontre que la transition vers cet excédent net récurrent s’explique par la déduction de deux postes financiers majeurs :

  • Le versement unique de compensation d’Éco Entreprises Québec (ÉEQ) : Dans le cadre de la modernisation de la collecte sélective, la Ville a reçu un premier versement ponctuel de 762 317 $ pour le volet recyclage. Ce montant exceptionnel a coïncidé avec la réception décalée de l’ancienne compensation gouvernementale, créant un effet de double entrée de fonds qui ne se répétera pas.
  • L’excédent de fonctionnement affecté de 2025 : Une somme de 1,3 M$ a été formellement affectée par le conseil municipal pour le budget 2025, la retirant ainsi de la marge de manœuvre courante pour l’injecter directement dans l’équilibrage du budget de fonctionnement de 2025, et ce, dans le but de stabiliser les taux de taxes pour les contribuables.

Outre ces éléments, d’autres écarts budgétaires significatifs ont marqué l’exercice 2025. Du côté des revenus, la vitalité du marché immobilier et de la construction a généré des revenus de taxation de 25 823 583 $ par rapport à un budget initialement prévu de 25 290 390 $, ce qui représente un écart favorable de plus de 533 193 $. Du côté des charges, les difficultés généralisées de recrutement de personnel ont entraîné plusieurs vacances de postes, notamment en raison de congés maladie, générant une économie non planifiée de 850 000 $. Bien que ces postes non comblés aient réduit temporairement la masse salariale en 2025, ils représentent des économies forcées à court terme et non une réduction permanente des coûts, la Ville maintenant ses efforts de recrutement pour garantir la qualité des services de proximité.

« Ces résultats démontrent une gestion extrêmement rigoureuse de nos finances publiques. L’excédent exceptionnel s’explique par une hausse de revenus non récurrents comme l’ajustement de la collecte sélective, combinés notamment à des postes temporairement vacants. En soustrayant ces éléments, nous arrivons à une marge nette réelle de 2,3 M$, soit moins de 10% du budget global de la municipalité. C’est cette saine planification qui nous permet d’absorber une partie de la pression inflationniste sans alourdir le fardeau fiscal des citoyens de Gaspé », a déclaré Daniel Côté, maire de Gaspé.

Enfin, l’endettement net à long terme de l’administration municipale s’établit à 47 595 027 $ au 31 décembre 2025, démontrant une situation stable et maîtrisée comparativement à l’exercice précédent (47 302 080 $). Cette stabilité permet à la Ville de poursuivre le développement de ses infrastructures de manière responsable et planifiée.


« Cette situation financière s’inscrit dans un contexte plus large qui touche l’ensemble des municipalités québécoises. L’Union des municipalités du Québec (UMQ) a récemment mis en lumière les pressions fiscales croissantes auxquelles font face les villes, notamment la hausse des coûts des services, l’inflation des matériaux et de la main-d’œuvre, ainsi que le sous-financement structurel des infrastructures qui sont gérées en grande partie par les gouvernements de proximité que sont les villes québécoises. La Ville de Gaspé, à l’instar de nombreuses autres municipalités, compose avec ces réalités tout en maintenant une discipline budgétaire rigoureuse. Les résultats de 2025 témoignent de la capacité de l’administration à naviguer dans cet environnement exigeant, en préservant la stabilité fiscale des contribuables sans compromettre la qualité ni la pérennité des services municipaux » conclu Daniel Côté.